Abus sexuels sur ses filles adoptives pendant huit ans: un pédophile risque 14 ans de prison

PHOTO FOTOLIA

Écrit par : Martin Ayotte

Un homme de la Montérégie encourt une peine de 14 ans de prison pour avoir agressé sexuellement ses filles adoptives en provenance d’Haïti, a-t-on appris mercredi, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

 

Les fillettes ont été agressées «dès leur arrivée au Québec» en 2004, alors qu’elles étaient respectivement âgées de 3 et 5 ans au début des événements, a confié Me Kim Émond, la procureure de la Couronne attitrée au dossier.

 

«Le délinquant sexuel n’a présenté aucun remords», a indiqué Me Émond, même lorsqu’une des plaignantes lui a fait part dans une lettre de ses intentions de s’enlever la vie, plusieurs années après les crimes.

 

L’homme de 61 ans, dont il nous est interdit de révéler l’identité pour protéger celle des victimes, abusait des fillettes la nuit en se glissant dans leur chambre à coucher. Il y commettait plusieurs types d’agression, dont «des relations sexuelles complètes avec une des enfants», a expliqué Me Émond lors d’une entrevue avec l’Agence QMI.

 

Le criminel a été reconnu coupable de ces délits au terme d’un procès, en décembre 2020.

 

Pendant les représentations sur la peine, mercredi, la procureure Émond a souligné une panoplie de facteurs aggravants, évoquant notamment la «vulnérabilité des victimes due à leur jeune âge, la relation de confiance trahie par un père adoptif en contexte d’immigration, les nombreuses répétitions des abus, ainsi que l’utilisation de la violence à l’endroit d’une victime».

 

Pour toutes ces raisons, la Couronne a réclamé une sentence de 10 ans pour la première victime et de six ans pour l’autre, pour un total de 14 ans afin de respecter le principe de globalité de la peine.

 

Du côté de la défense, les avocats Alexandre Dubé et Jordan Trevick ont suggéré au juge Joey Dubois, de la Cour du Québec, une peine de huit ans d’incarcération. Me Dubé a fait valoir que les agressions ne s’étaient pas déroulées sur huit ans, mais plutôt sept, puisque la famille de son client «avait déménagé pendant une année» dans une autre province et que les enfants avaient été confiées à la DPJ pendant ce temps.

 

Me Trevick, pour sa part, a mentionné que huit ans de prison étaient suffisants et que 14 ans seraient une sentence «destructive» pour son client, stipulant qu’il fallait «envisager sa réhabilitation après la peine».

 

Le criminel doit revenir devant le tribunal pour connaître sa sentence au mois d’août. Entretemps, il reste en liberté.

 

 

 

Source : Journal de Montréal │ JULIEN GARON-CARRIER




Dernière mise-à-jour de l'article : Jeudi 03 juin 2021 à 12:10:01

Écrit par : Martin Ayotte



ACTUALITÉ

Ce footballeur universitaire devenu pimp écope de six ans de détention

L’Ontarien qui a été reconnu coupable de traite de personne a empoché jusqu’à 1800$ par jour

... Voir plus

Lundi 24 avril 2023 à 13:36:34

L'actrice Marnie Schulenburg décède a 37 ans

Le 17 mai 2022, quatre jours avant son 38e anniversaire, Schulenburg est décédée des suites de la maladie dans un hôpital de Bloomfield, New Jersey

... Voir plus

Samedi 21 mai 2022 à 17:00:03

Pierre Bruneau annonce son départ à la retraite

Après 46 ans comme chef d’antenne à TVA, Pierre Bruneau prendra sa retraite le 16 juin prochain.

... Voir plus

Jeudi 24 mars 2022 à 17:58:35