Allégations de favoritisme et de concours bidon à la SQ, la protectrice du citoyen enquête

JOËL LEMAY / AGENCE QMI

Écrit par : Martin Ayotte

La protectrice du citoyen enquête sur des allégations de favoritisme et de concours bidon pour les hauts gradés de la Sûreté du Québec, a appris Le Journal.

Selon nos informations, l’équipe de la protectrice Marie Rinfret investigue en secret au quartier général de la police provinciale depuis plusieurs semaines, sinon plusieurs mois.

La procédure menant à la promotion des officiers est au cœur de son enquête, déclenchée à la suite d’une plainte alléguant du favoritisme.


Une pratique qui ne surprend personne au sein des forces de l’ordre. Dans bien des cas, les concours pour obtenir un poste de haut gradé ne sont que des formalités, le choix étant déjà décidé d’avance, selon plusieurs sources policières qui se sont confiées au Journal. «C’est arrangé avec le gars des vues», image-t-on.

Abaisser les normes

Selon certains, ce «système de nominations partisanes» dans la promotion des officiers s’est accentué ces dernières années, notamment après l’arrivée de l’ex-grand patron de la SQ, Martin Prud’homme, qui est actuellement suspendu de ses fonctions.

Avant son règne, on exigeait un diplôme universitaire, à tout le moins un certificat, pour devenir haut gradé. Une règle qui a disparu.

«Quand on abaisse les normes pour recruter des officiers, c’est sûr qu’on s’en va vers du favoritisme pour nommer nos amis», signale-t-on dans les rangs policiers.


Et cette façon de faire est rarement contestée, même par les agents lésés par le processus. «Ils disent “ça ne me tente pas de porter plainte, je ne veux pas nuire à ma carrière”.»

Le recours à une instance externe telle que le Protecteur du citoyen pour dénoncer du favoritisme dans le processus de promotion des hauts gradés ne surprend donc pas dans le milieu policier. «Cette culture-là, si t’es officier, tu ne peux pas la battre à l’interne», dit-on.

La SQ améliore ses pratiques

Joint par Le Journal, le porte-parole de la SQ a confirmé que le processus menant à la promotion des officiers fait actuellement l’objet d’une enquête.

«Je n’ai pas le détail exact du moment où la plainte a été déposée, mais on sait qu’il y a une plainte qui a été déposée au Protecteur du citoyen à laquelle on participe depuis le début. La direction des ressources humaines travaille assez régulièrement avec eux à répondre à leurs besoins et à leurs questions, à leur transférer la documentation qui est demandée», a précisé le lieutenant Benoît Richard.

Il ajoute que la SQ améliore de façon régulière ses pratiques et revoit actuellement la politique de gestion du placement des officiers.

Récemment, des modifications ont été apportées aux entrevues préalables à la sélection des officiers.

«Il y a toujours maintenant un représentant de l’employeur qui est issu de la direction des ressources humaines sur tous les comités afin de s’assurer des règles et de la neutralité du processus», insiste le lieutenant Richard.  

 

 

source : Journal de Montréal │ Genevieve Lajoie




Dernière mise-à-jour de l'article : Samedi 20 mars 2021 à 13:00:34

Écrit par : Martin Ayotte



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