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«Je n’ai pas peur d’un congédiement» -Marc Bergevin

Écrit par : Martin Ayotte

Vingt-huit matchs. On a l’impression que la saison vient à peine de commencer. Pourtant, nous voilà déjà rendus à mi-chemin de ce calendrier comprimé.

Le vent a soufflé fort dans l’entourage du Canadien au cours de ces neuf semaines. D’abord, il s’est lui-même donné des airs de véritable raz-de-marée en amorçant la saison avec au dossier de 8-2-2.

Puis, la bourrasque a changé de côté de façon brutale. Deux victoires en 10 matchs. La secousse a été si intense que Claude Julien, Kirk Muller et, une semaine plus tard, Stéphane Waite ont été remerciés de leurs services.

D’ailleurs, deux jours après s’être vu montrer la porte, Waite a déclaré à l’auteur de ces lignes que Bergevin lui avait dit qu’il serait lui-même le prochain à perdre son emploi si Carey Price et l’équipe ne se replaçaient pas.

« Je n’ai jamais eu peur d’un congédiement. Si ça arrive, ça arrivera. Ce que je fais au quotidien, c’est d’aider l’équipe et l’organisation », a indiqué Bergevin, mardi après-midi, dans le cadre de son bilan de mi-saison.

Le directeur général estime justement que le rendement récent de l’équipe lui prouve qu’il a pris les bonnes décisions.


« L’évidence est là. Dominique [Ducharme] a fait de petits changements qui ont beaucoup aidé notre formation. Ça n’enlève rien à Claude et Kirk. Souvent, ça prend une autre voix avec un nouveau message », a mentionné Bergevin.

Même chose en ce qui concerne les difficultés rencontrées par Price au début de la saison. Dans ce cas-ci, toutefois, il reconnaît que la contribution de Marco Marciano et de Sean Burke n’est peut-être pas l’unique explication du redressement du numéro 31.

« Carey a pris un pas de recul. C’est un homme très exigeant envers lui-même. Il se fixe des objectifs élevés. J’ai eu une conversation avec lui, il y a deux semaines. C’est un bon professionnel. Il a Montréal et ses coéquipiers à cœur. Et là, il est revenu au sommet de son art. »

Le ballon se dégonfle

L’état des courses fait en sorte que le Canadien, à la mi-saison, occupe le quatrième rang de la division Nord avec une récolte de 33 points. Or, ce ne sont que trois points de plus qu’après le même nombre de matchs l’an dernier. Une saison qu’on qualifiait de catastrophique avant que l’arrêt forcé par la pandémie ne vienne sauver la mise.

« Oui, je suis satisfait », a tout de même assuré Bergevin à propos de cette première moitié de saison.

« Ça revient à la parité. C’est une ligue difficile. On veut tous des résultats pour mardi. Mais souvent, ça prend du temps. Il faut être patients », a-t-il ajouté.

Vrai. Sauf que Bergevin a lui-même démontré qu’il sentait son équipe prête à obtenir des résultats à très court terme en faisant des acquisitions importantes durant la saison morte.

En cours de route et au moment de lancer la campagne, il avait été clair : « Les attentes envers cette équipe sont élevées. »

Mardi, il a prouvé que le ballon s’était un peu dégonflé lorsqu’il a ressorti son vieux MP3 : « On a une équipe pour faire les séries. Ensuite, tout est possible. »

Des points perdus

Cela dit, le directeur général n’a pas tort lorsqu’il parle de parité. En remportant seulement trois des sept matchs qu’il a perdus en prolongation, le Tricolore serait ex æquo au deuxième rang de sa section avec les Jets et les Oilers.

D’ailleurs, il ne cache pas que ces problèmes à trois contre trois l’ont grandement inquiété.

« Dans notre division, on est l’équipe qui a subi le moins de revers en temps réglementaire. Mais oui, on a de la difficulté en prolongation. Au moins, je constate qu’on est maintenant plus patients, on garde la possession de la rondelle plus longtemps. Avant, on prenait trop de risques inutiles. »

Évidemment, Bergevin souhaite maintenant que la barque soit suffisamment remise à flot pour voguer allègrement vers la fin de la saison. Mais ne vous attendez pas à voir arriver du renfort par voie de transaction.

Même pour tenter de pallier le poste laissé vacant par Ben Chiarot, dont l’absence est estimée entre six et huit semaines.

« Je ne peux pas remplacer Ben. Avec la masse salariale que nous avons, j’ai un problème de flexibilité. Hier [lundi], avec une formation de 23 joueurs pour la première fois de la saison, je n’avais qu’une marge de 30 000 $ sous le plafond. »

Caufield à Montréal ?

Pour la même raison, Bergevin avoue qu’il hésitera à promouvoir Cole Caufield ou Jordan Harris dès ce printemps au niveau professionnel.

« Pouvoir évaluer un joueur sur 23-24 matchs, ça vaut plus la peine que pendant un ou deux matchs. Par contre, Gary Bettman a indiqué que le plafond salarial ne bougerait probablement pas pendant quatre ans. Ça va être difficile de naviguer à travers ça. »

C’est justement dans l’espoir de sauver un peu plus d’argent chaque jour que Bergevin a placé le nom de Paul Byron au ballottage. Chaque jour que Byron passe au sein de l’équipe de réserve permet à l’équipe d’économiser 29 310,34 $ sous le plafond salarial.

 

 

Source : Journal de Montréal │ Jonathan Bernier




Dernière mise-à-jour de l'article : Mercredi 17 mars 2021 à 11:46:22

Écrit par : Martin Ayotte



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